Pourquoi avons-nous peur de guérir vraiment ?

Je ne vais pas vous parler ici de guérir l’expression physique ou psychologique de nos maux pour laquelle nous consultons en général sans problème le corps médical qui va nous soigner à coup de traitements médicamenteux.

Je souhaite vous parler de guérir ce qui a déclenché ces maux, pas la cause extérieure (je suis tombé, trop de stress au boulot, j’ai eu un accident, …) mais la cause intérieure, celle sur laquelle il faut travailler pour guérir réellement, pour que le mal ne revienne pas sous cette forme ou sous une autre.

Or pour guérir cette cause intérieure, il faut d’abord accepter qu’elle existe, et ça c’est déjà un pas énorme.

L’étape suivante consiste à aller voir un praticien pour découvrir ce que c’est, pour reprendre mon article sur la problématique, la leçon à apprendre, l’émotion, la notion à intégrer.

Puis vient le travail à proprement parlé. Il s’agit bien là d’un travail car il ne faut pas juste faire quelques séances avec un praticien pour que tout soit résolu.

Cela demande un vrai investissement de la part du patient qui doit accepter de voir certaines choses le concernant et surtout mettre en place des actions pour que cela change.

Et c’est bien souvent là que le bât blesse. Accepter de voir ses parts d’ombre, ses blessures intérieures, souvent ancrées depuis l’enfance et qui ont façonné nos comportements actuels n’est pas toujours facile ni confortable et peut même être déstabilisant.

Notre égo a construit des armures, des barrières, des murs, des modes de fonctionnement pour nous en protéger et il n’est pas très enclin à vouloir tout faire tomber, changer pour aller vers l’inconnu. Il aime sa zone de confort même si elle est dysfonctionnante et guérir signifie en sortir, modifier sa perspective, fonctionner différemment.

Il ne faut pas se leurrer, cela ne se fait pas en un claquement de doigts, cela prend du temps, plus ou moins selon les personnes, en fonction de ce qu’elles sont prêtes à accepter et mettre en œuvre pour guérir et les obstacles, résistances que chaque structure de caractère peut déployer pour freiner le processus.

Cela fait souvent des années, voire des décennies que le problème est là et demande à être traité mais que nous regardons ailleurs. Il faut donc être patient et bienveillant avec soi-même pendant tout le travail d’apprentissage de la leçon, nous avons besoin de tout ce temps pour qu’il soit réussi et durable.

Je dirais pour conclure que même si l’apprentissage est plus ou moins difficile, cela en vaut tellement la peine que ce serait dommage de s’en priver.

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