Le choix / Le pouvoir

Ces 2 sujets sont inextricablement liés et vous allez comprendre pourquoi dans cet article.

La première prise de conscience à avoir est que nous avons toujours le choix, quelle que soit la situation et qu’au final quoi que nous en pensions, nous sommes seul responsable de ce qui nous arrive.

J’en vois déjà certains me rétorquer que ce n’est pas vrai, tout en repensant à des situations où ils n’ont pas eu le choix à cause de telle ou telle raison (emprunt, maison, boulot, famille…), où ce n’était pas de leur faute. Et pourtant…

Il faut savoir que notre égo, grâce à ces raisons externes, cherche à nous maintenir dans notre zone de confort parce qu’il n’aime pas en sortir et faire face à l’inconnu.

Or cette zone de confort est une forteresse que nous avons construite pour nous protéger de nos blessures d’enfance (nous en avons tous, même ceux qui pensent avoir eu les meilleurs parents du monde, c’est ainsi). Le problème c’est qu’elles sont toutes là avec nous dans cette forteresse, chacune dans une pièce à dormir tranquillement. Nous pensons que nous sommes bien dans notre forteresse parce que, depuis le temps, nous en connaissons chaque recoin. Son fonctionnement est tellement bien rôdé qu’il en est devenu automatique.

Dès qu’une menace apparaît, qu’un évènement, une situation, une personne (que la vie met sur notre chemin justement pour ça) est sur le point de réveiller une de ces blessures en ouvrant les volets de sa chambre, nous arrivons sans difficulté à les refermer, nous ne voudrions surtout pas qu’elle vienne nous déranger. Du coup, à chaque fois que nous avons à faire un choix, notre égo trouve automatiquement et sans effort apparent toutes les raisons imaginables pour opter pour le choix qui nous maintient dans cette zone de confort. Cette dernière n’est très souvent en fait pas confortable mais elle est connue et tout vaut mieux que l’inconnu pour notre égo.

Or ce choix que nous pensons faire est en fait une fuite, une fuite de nous-même, une illusion que nous créons pour échapper à nous même. C’est ne pas vouloir amener la lumière dans ces pièces contenant nos blessures pour les voir enfin, les regarder en face, s’en occuper pour les transformer et reprendre petit à petit le pouvoir sur notre vie.

Nous y voilà au pouvoir.

A partir du moment où nous relions un choix que nous faisons à une cause ou une personne extérieure, nous déléguons par la même notre pouvoir, nous dédouanant ainsi également des conséquences qui en découleront. C’est un chemin bien plus facile et moins risqué pour nous certes, mais en même temps, il nous maintient dans le déni et l’ignorance de qui nous sommes vraiment au fond, au-delà de nos blessures.

Reprendre le pouvoir sur notre vie est déjà un choix en soi. C’est comprendre et accepter que nous sommes là pour progresser en conscience à travers nos expériences et se mettre en action. C’est prendre conscience de cette forteresse, accepter d’ouvrir petit à petit tous les volets pour mettre en lumière nos blessures avant de les transformer.

Ainsi, au fur et à mesures que nous avançons sur ce chemin, nous reprenons notre pouvoir, nos choix deviennent de vrais choix que nous posons en conscience, en acceptant totalement ce qui en découlera.

Ce chemin est beaucoup plus difficile que l’autre, je vous l’accorde, car il nous sort de notre zone de confort, nous emmène vers l’inconnu qui nous fait si peur. Mais en vrai, il n’y a pas de peur à avoir, cet inconnu c’est nous, c’est qui nous sommes vraiment, ça a toujours été là, caché par la forteresse de nos blessures. Je comprends tout à fait que ce qui nous fasse peur, est que ce chemin va nous amener à faire des choix qui peuvent nous déstabiliser un moment, déstabiliser voire déranger notre entourage, nous faire perdre des gens en cours de route et parfois même nous faire changer complétement de vie.

Emprunter ce chemin c’est se choisir, faire de soi sa priorité, ce n’est pas être égoïste ou se croire supérieur, loin de là, c’est juste suivre son propre chemin, et comprendre et accepter que notre entourage n’évolue ni forcément à la même vitesse, ni dans la même direction que nous et que c’est ainsi.

Regardez par exemple au fur et à mesure que nous avons grandi, bien souvent, nous n’avons pas gardé les mêmes copains d’école jusqu’à la fin de notre scolarité car nos centres d’intérêts, nos envies, nos objectifs… ont évolué et n’étaient plus les mêmes. Et bien il en est de même en étant adulte, regardons en arrière, nous avons tous des gens qui ont fait un jour partie de notre vie et qui en sont sortis plus ou moins discrètement pour les mêmes raisons et pourtant nous sommes toujours là, notre vie ne s’est pas arrêtée.

Le truc c’est que plus nous résisterons à ces changements, plus ce sera difficile et douloureux alors que plus nous nous autoriserons à être nous-même, plus notre monde s’alignera avec qui nous sommes facilement.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est à la portée de tous, à partir du moment où nous faisons le premier choix qui mènera aux autres, à savoir, nous choisir nous et ainsi reprendre notre pouvoir.

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