La Patience

L’accélération des progrès technologiques depuis environ un siècle a modifié notre perception du temps et nous a fait perdre la notion de patience. Et je dois dire que c’est encore pire pour les jeunes générations qui sont nées avec ces progrès.

La communication s’est accélérée, les distances se sont raccourcies, et pourtant, nous avons quelque peu perdu les vrais échanges (mais là n’est pas le sujet). Nous sommes entrés dans l’ère du tout tout de suite, la société de consommation.

Nous avons accès à tellement de choses en un clic que beaucoup en sont venus à attendre la même chose quand il s’agit de régler un problème/trouble les concernant. Ils voudraient que tout soit réglé en 1 séance.

En réalité, derrière cette envie frénétique que ce soit vite réglé, se cache, quelle que soit la raison invoquée, une fuite, un refus conscient ou non d’aller voir en eux ce qui fait mal.

Vous trouverez toujours quelqu’un qui réussira à faire disparaître la manifestation physique de votre problème en 1 ou 2 séances. Seulement voilà, cela ne fera disparaître que la manifestation physique du dit problème, pas ce qui est caché derrière.

Et comme l’Univers est patient, lui, il vous resservira ce problème sous cette forme ou une autre, à un moment ou à un autre.

Chacun d’entre nous s’incarne avec des leçons à apprendre, et pour nous aider (même si la plupart ne le voit pas comme cela), l’Univers met des épreuves sur notre chemin, parce que sans elles, nous continuerions sans doute à gentiment regarder ailleurs, notre égo n’aimant pas sortir de sa zone de confort.  Chaque épreuve est une blessure à guérir et ce faisant une leçon à apprendre.

Ces blessures que nous traînons depuis des années, voire des décennies parfois, ne vont pas disparaître en un jour. Notre égo a construit son mode de fonctionnement pour nous protéger de ces blessures et il ne compte pas lâcher l’affaire si facilement.

La guérison est un chemin qui passe par plusieurs étapes, la prise de conscience, l’acceptation, l’intégration, la mise en place de nouveaux modes de fonctionnement et surtout, la patience. Plus on essaie d’aller vite, plus on laisse de chances à notre égo blessé de remporter la victoire.

De même que notre croissance quand nous étions enfant a pris du temps, grandir en conscience grâce à la guérison de nos blessures demande du temps pour être durable et nous permettre de passer à l’étape suivante.

Être patient avec soi-même ne veut pas dire attendre que tout se fasse tout seul ou qu’on le fasse à notre place, et faire du transat, ça peut être sympa et tentant, mais nous n’avançons pas d’un iota en laissant notre pouvoir entre les mains d’autrui.

Être patient c’est reprendre notre pouvoir en étant l’acteur de notre vie et non pas le spectateur et en se laissant du temps pour que le processus se passe au mieux pour nous.

Regardez les acteurs, lorsqu’ils doivent jouer un nouveau rôle, l’apprentissage et surtout la maîtrise de ce nouveau personnage ne se fait pas en un jour. Eh bien, guérir une blessure c’est comme apprendre un nouveau rôle, mais là c’est une nouvelle manière de fonctionner à notre égo.

Il va lutter, plus ou moins suivant la blessure et nos structures de caractères, mais si on lui laisse du temps, tout en restant actif, il finira par accepter et intégrer ce nouveau mode de fonctionnement.

Il se peut aussi pour certains que la patience fasse partie des leçons à apprendre pendant cette vie.

Et comme pour toutes les autres leçons, il n’y a pas de fatalité, nous pouvons changer, apprendre toute notre vie, cela demande juste des efforts de notre part.

Croyez-moi, j’étais comme vous avant. J’ai moi aussi essayé les miracles en 1 séance et l’Univers comme avec vous, m’a resservi les plats, un peu plus piquants à chaque fois. Je changeais souvent de méthode et, au fur et à mesure, ceux que je choisissais commençaient à mettre de la conscience dans leurs miracles. Cela a duré jusqu’à ce que j’accepte vraiment que seule la conscience que l’on met dans les choses et surtout la patience mènent à une vraie guérison.

Et quel bonheur un jour, de se rendre compte que nous maîtrisons la leçon après tous ces petits pas effectués patiemment.

Trouver sa voie

Combien d’entre vous peuvent honnêtement dire qu’ils font vraiment ce qu’ils ont envie dans leur vie, je veux dire, pas quelque chose qu’ils ont débuté et/ou dans laquelle ils sont restés par habitude, par facilité, par confort matériel et/ou psychologique, par défaut, par peur du changement, pour de soi-disant raisons extérieures qui ne sont qu’une fuite, mais quelque chose qui donne vraiment du sens à leur vie, qui les épanouit, qui les rend vraiment heureux.

Combien d’entre vous se sont même déjà posé la question et/ou savent vraiment ce qui leur plairait de faire dans leur vie, ce qui les rendrait heureux de se lever tous les matins, ce qui leur apporterait bien plus qu’un montant sur un compte en banque et tout ce qu’il permet d’avoir, ou pas d’ailleurs suivant la hauteur des limites que vous vous êtes mises.

Un certain nombre d’entre vous se dit qu’il a trouvé sa voie en dédiant sa vie au service des autres (ONG, service médicaux, associations, militaires…). C’est bien, il en faut, là n’est pas la question, sauf que dans bien des cas c’est juste une fuite totale, une manière de ne surtout pas s’occuper de vous-mêmes. Et le hic, c’est que vos blessures étant en vous, vous partez avec où que vous ailliez et quoi que vous fassiez, et elles trouvent toujours le moyen de se rappeler à votre bon souvenir un jour ou l’autre d’une manière plus ou moins violente.

Ce n’est absolument pas facile, je suis entièrement d’accord avec vous.

Cela implique de tourner son regard vers soi, à l’intérieur, là où souvent cela fait mal de regarder parce que c’est là que se cachent nos blessures.

Cela implique de prendre conscience de toutes les barrières et les limites qui ne sont qu’illusion mais que notre égo a créées pour nous empêcher de souffrir à cause desdites blessures.

Cela implique d’accepter que l’on se soit oublié pendant un certain temps, plus ou moins long, en se cachant derrière toutes ces excuses, ces raisons, ces explications qui ne sont que de vaines tentatives de justification aux yeux du monde et aux siens aussi d’ailleurs.

Cela implique de reconnaître que l’on s’est trompé et ce parfois depuis des années.

Cela implique donc de travailler sur soi pour guérir ses blessures pour pouvoir faire un vrai choix.

Cela implique enfin de montrer au monde qui on est vraiment quand on a fait tomber ses masques.

Il se peut que, au final on découvre qu’on ne s’était pas trompé, qu’on avait trouvé sa voie mais qu’on n’en tirait juste pas le meilleur pour soi à cause de nos blessures (et qu’en les guérissant, cela change notre manière de percevoir et de gérer les choses et nos relations avec les autres).

Il se peut aussi que, au final, on découvre qu’on avait trouvé sa voie mais qu’on ait quelques ajustements à faire pour pouvoir en tirer le meilleur pour soi (comme par exemple trouver le même poste dans une autre entreprise qui nous corresponde plus).

Il se peut enfin que, au final, on se rende compte que ce n’était pas du tout ou que ce n’est plus du tout notre voie et qu’il faille faire un changement d’orientation à 180° pour être aligné avec celui ou celle que l’on est vraiment.

Je vais m’attarder un moment sur cette dernière possibilité, les 2 premières étant quelque part plus faciles à envisager et à mettre en œuvre.

Cette dernière possibilité arrive hélas bien souvent suite à un gros problème de santé, voire un burn out complet qui oblige à s’arrêter et s’occuper de soi. Je dis hélas, parce que, avant d’en arriver là notre corps nous a obligatoirement déjà envoyé plein de signaux moins violents que nous avons gentiment ignorés en les traitant à grand coup de médicaments ou éventuellement en ne grattant que la surface. Il en a donc, quelque part, été réduit à cette extrémité pour se faire entendre et comprendre.

Quand on démarre ce questionnement, il est plus que fréquent que l’on n’ait aucune idée de ce que l’on aimerait faire vraiment, tout au fond de nous, si tout était possible.

C’est en grande partie parce que l’on fonctionne en mode dysfonctionnant mais automatique et confort et que notre égo a tout fait pour que cela reste ainsi, c’est tellement plus facile.

Sachez dans l’absolu que tout est possible, les seules limites étant celles que nous nous mettons nous-mêmes, comme la plus facile et fourre-tout du, c’est trop tard… Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie. Regardez, certains passent bien leur BAC à plus de 80 ans.

L’autre plus gros frein en général est que cette dernière possibilité entraîne quasi systématiquement de grands changements dans notre vie. Et s’ils peuvent être un peu inconfortables au début (et ce n’est pas une obligation), ils deviennent ensuite assez vite une évidence.

Ce changement d’orientation radical donne souvent lieu aux critiques, aux objurgations et tentatives de démoralisation de notre entourage plus ou moins proche, mais ce ne sont là, la plupart du temps, que l’expression de leur jalousie, de leur manque de courage pour entamer un tel chemin.

Quoi qu’il en soit et quoi qu’on vous dise, si c’est vraiment votre voie, rien ni personne ne vous arrêtera, ne vous empêchera de l’emprunter et surtout de réussir. Et si toutefois vous rencontrez des obstacles sur votre chemin c’est qu’il reste des choses à travailler en rapport avec cette voie choisie. Surtout ne vous découragez pas, n’abandonnez pas, penchez vous juste sur ce que cela vient toucher afin de le traiter pour pouvoir mieux repartir.

Et si au bout d’un moment, vous sentez que vous êtes arrivé au bout de ce que cela peut vous apporter, que cela ne vous nourrit plus (et je ne parle pas de gagner de l’argent pour se nourrir, mais du sens que cela donne à votre vie), surtout n’hésitez pas, recommencez le questionnement, cela en vaut tellement la peine.

Je conclurai en disant que trouver votre voie vous mènera à la plus belle des rencontres, vous.

La Liberté

Vaste sujet s’il en est, que j’ai décidé d’aborder ici.

La liberté, notre liberté, est aussi inextricablement liée à la reprise de notre pouvoir sur notre vie que le sont nos choix (voir mon article le choix / le pouvoir).

Je tiens à préciser avant de commencer que le propos de cet article n’est pas de juger qui que ce soit mais d’essayer de vous apporter de la compréhension et de la prise de conscience. Nous avons tous nos blessures et il va peut-être réveiller une des vôtres. Vous comprendrez sans doute plus loin pourquoi.

Certains pensent que la liberté c’est de ne se soumettre à aucune autorité, loi, obligation… bref, à tout ce qui pourrait les contraindre.

Or ce choix est toujours, et sans aucun doute, fait à partir de leurs blessures. Ce n’est donc par la même pas un vrai choix, c’est une manière qu’a trouvé l’égo de se protéger, de se défendre pour ne plus souffrir. Ils ne sont pas libres, ils sont enfermés et dirigés par leur colère, leur rage, leur dégoût, leur peine, leur valeur… toutes ces blessures qui les rendent prisonniers d’eux-mêmes. Ils ne pourront être libres que lorsqu’ils auront décidé de voir, de faire face à ces blessures et de les guérir, de reprendre le pouvoir sur leur vie.

D’autres se cachent à la moindre occasion derrière l’adage, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres et ils se considèrent quasiment toujours exclusivement comme les autres, privés de liberté par les uns.

Or d’une part, nous sommes tous, les uns ET les autres en même temps, comme les 2 faces d’une même pièce, nous.

D’autre part, en se considérant uniquement comme les autres, privés de leur liberté par les uns, ils leur donnent un pouvoir sur eux qui bien souvent n’est qu’une illusion créée encore une fois par leur égo pour les protéger, les dédouaner, les défendre, toujours par rapport à leurs blessures.

Je n’entends absolument pas par là que nous avons le droit de faire ce que nous voulons, comme nous le voulons et quand nous le voulons, pas du tout, en plus, ce n’est pas ça la vraie liberté. Mais que la plupart des relations conflictuelles à propos de la liberté parlent à travers les blessures des protagonistes, blessures qui sont les prisons de chacun. Donc chacun parle de la liberté depuis sa prison, accusant l’autre de l’y avoir mis alors que nous sommes le seul et unique responsable du fait d’y être, d’y rester ou d’en sortir. Nous seul avons la clé de notre prison et le choix de nous en servir ou non.  

Tout ceci s’applique également à ceux qui sont persuadés de n’avoir aucune liberté, je ne parle pas ici de ceux qui sont vraiment en prison, mais de ceux qui pensent y être.

Et au-delà de la question de liberté, quand on accepte enfin que, tout, absolument tout arrive pour une raison, on est prêt à regarder plus loin que juste la nuisance, la gêne, la privation… et chercher quelle blessure cela vient réveiller en nous et commencer à travailler pour la guérir.

Nous ne pouvons être vraiment libre que lorsque nous reprenons notre pouvoir et que nous travaillons nos blessures.

Parce que la vraie liberté c’est être vraiment soi-même, ce qui suppose donc de se servir de sa clé pour sortir de sa prison. C’est faire des choix pour soi en conscience et en justesse, car à partir du moment où ces 2 conditions sont réunies, tout se met en place naturellement et ces choix ne nuisent pas à autrui, sauf parfois en réveillant leurs blessures, mais nous ne pouvons être tenu responsable de cela. On en revient à tout arrive pour une raison…

J’apporterai pour finir quelques précisions sur les choix en conscience et en justesse.

Il y a d’un côté les lois des Hommes qui varient d’une nation à une autre, qui sont plus ou moins contraignantes mais surtout plus ou moins justes et en conscience ce qui fait que nos choix peuvent suivant notre localisation sur terre parfois nous mettre hors la loi, ce qui n’enlève rien à leur justesse et/ou leur conscience.

La justesse et la conscience de nos choix est uniquement « jugée » par rapport aux lois de l’Univers qui régissent tous les êtres humains où qu’ils soient localisés sur terre. Elles sont immuables et nul ne peut y échapper, pas même ceux qui se croient au-dessus des lois des Hommes. Elles sont le seul et unique cadre de notre vraie liberté et j’invite tous ceux qui le souhaitent à se renseigner sur ces lois universelles. Elles expliquent comment tout fonctionne, relationne.

En conclusion, je vous invite tous à emprunter ce chemin vers votre vraie liberté qui, s’il est plus ou moins ardu suivant la résistance que vous déploierez, est de loin le plus enrichissant car il vous mènera à nulle autre que vous guéri.

La Demande

J’ai souhaité faire un article sur la demande du patient parce que dans la pratique de l’Ostéofluidique, elle est le point de départ sans lequel rien n’est possible.

Tout ce qui suit dans cet article concerne l’Ostéofluidique, je ne me permettrai pas de parler pour les autres méthodes énergétiques que je ne connais pas.

Premier point et pas des moindres, la demande n’est pas, la problématique à traiter. C’est la partie émergée de l’iceberg. Elle est ce sur quoi votre praticien va s’appuyer pour déterminer la problématique qui sera, elle, le fil conducteur des soins (je vous invite à lire mon article sur le sujet pour plus de détails). Elle est donc d’une importance capitale.

Je tiens à préciser avant d’aller plus loin que l’idée à travers cet article n’est pas de juger ou de critiquer qui que ce soit, c’est juste d’amener de la compréhension et de la prise de conscience.

Donc, l’Ostéofluidique est une méthode énergétique qui accompagne le patient en conscience et en justesse.

Accompagner en conscience et en justesse signifie entre autres que le patient sait et exprime ce qu’il attend des soins et qu’il reprend le pouvoir sur sa vie. Le reste est certes, aussi important, mais n’est pas le sujet de cet article

Or un des grands défis que beaucoup de gens rencontrent est justement de reprendre le pouvoir sur leur vie et cela passe déjà, et entre autres, par savoir ce que l’on veut en allant voir un praticien.

Vous allez me dire, oui enfin, si on vient vous voir, c’est évident, non ?!

Et bien pas tant que ça et pas forcément pour tout le monde. Un certain nombre de patients viennent avec une liste de symptômes, de maux, leur histoire, des explications… tout sauf ce qu’ils attendent des soins, ou éventuellement nous disent, voyez ce que vous pouvez faire pour moi. Tout ceci est utile mais n’est pas une demande.

Une demande c’est quoi alors ? C’est exprimer clairement ce que l’on attend des soins. Cela peut être, ne plus avoir mal, arrêter la progression d’une maladie, retrouver sa joie de vivre, guérir… les possibilités sont infinies.

Seulement, un certain nombre de patients voudraient bien que leur praticien soit leur sauveur et fasse tout à leur place, y compris définir la finalité des soins.

Or, votre praticien est là pour vous accompagner, pour mettre en lumière les zones d’ombre cachées derrière vos maux afin de vous permettre de les dépasser, pas pour décider de ce que vous voulez à votre place et par là même vous sauver malgré vous. Le processus de soins ne serait dans ce cas-là ni en conscience, ni en justesse qui sont les bases de fonctionnement de l’Ostéofluidique.

Votre travail, car oui c’est un travail, en tant que patient est de vous investir dans ce processus et tout mettre en œuvre pour y arriver. Et il se trouve que ce travail commence par votre demande.

Plus votre demande sera clairement exprimée et donc consciente, plus vous aurez de chances de la satisfaire et de ne pas être déçu de là où elle vous mènera.

Il est cependant important de garder en tête, comme je l’ai dit, que la demande n’est que le début du travail. En effet, une demande, même très claire, sans investissement et coopération de votre part derrière, ne vous mènera pas au résultat escompté.

Comprenez bien que votre part dans le processus de soins est de 51%, dont une grande partie se passe en dehors des soins, en intégrant en conscience ce qui a été évoqué pendant les soins, en étant acteur de votre vie, ce qui induit fréquemment d’expérimenter de nouvelles choses, manières de faire…

Prenons un exemple pour illustrer mon propos. Vous allez chez un agent immobilier et vous lui dites juste que vous voulez visiter des maisons. Il ne saura pas ni quoi ni où vous faire visiter s’il ne sait pas si vous voulez l’acheter ou la louer et dans quelle ville, village, quartier… vous voulez être, et au final, vous serez très certainement déçu et repartirez bredouille.

Cela vous paraît évident dans ce cas, et bien avec les soins, c’est pareil, sauf que comme cela vous touche d’un peu plus près que l’achat ou la location d’une maison, cela peut être un peu plus compliqué à exprimer.

Je dirai pour conclure que formuler votre demande vous permet de savoir comment vous vous situez par rapport aux maux exprimés, de vous rendre compte de ce que vous êtes prêt à faire par rapport aux dits maux.

Sachez enfin que dans l’absolu, nous pouvons guérir de tout. Il faut pour cela, et avant tout le vouloir vraiment, se l’autoriser, être prêt à voir ce que notre conscience a caché pour ne pas souffrir, à faire les changements nécessaires à la guérison, à s’investir totalement dans le processus et parfois, ne pas attendre qu’il soit trop tard.

Je ne vous dis en aucun cas par là qu’il faut arrêter tout traitement allopathique, surtout pas. Je ne vous dis pas non plus que ce chemin est facile, mais qu’une vraie guérison passe aussi par la conscience que nous mettons dans notre vie.

Le choix / Le pouvoir

Ces 2 sujets sont inextricablement liés et vous allez comprendre pourquoi dans cet article.

La première prise de conscience à avoir est que nous avons toujours le choix, quelle que soit la situation et qu’au final quoi que nous en pensions, nous sommes seul responsable de ce qui nous arrive.

J’en vois déjà certains me rétorquer que ce n’est pas vrai, tout en repensant à des situations où ils n’ont pas eu le choix à cause de telle ou telle raison (emprunt, maison, boulot, famille…), où ce n’était pas de leur faute. Et pourtant…

Il faut savoir que notre égo, grâce à ces raisons externes, cherche à nous maintenir dans notre zone de confort parce qu’il n’aime pas en sortir et faire face à l’inconnu.

Or cette zone de confort est une forteresse que nous avons construite pour nous protéger de nos blessures d’enfance (nous en avons tous, même ceux qui pensent avoir eu les meilleurs parents du monde, c’est ainsi). Le problème c’est qu’elles sont toutes là avec nous dans cette forteresse, chacune dans une pièce à dormir tranquillement. Nous pensons que nous sommes bien dans notre forteresse parce que, depuis le temps, nous en connaissons chaque recoin. Son fonctionnement est tellement bien rôdé qu’il en est devenu automatique.

Dès qu’une menace apparaît, qu’un évènement, une situation, une personne (que la vie met sur notre chemin justement pour ça) est sur le point de réveiller une de ces blessures en ouvrant les volets de sa chambre, nous arrivons sans difficulté à les refermer, nous ne voudrions surtout pas qu’elle vienne nous déranger. Du coup, à chaque fois que nous avons à faire un choix, notre égo trouve automatiquement et sans effort apparent toutes les raisons imaginables pour opter pour le choix qui nous maintient dans cette zone de confort. Cette dernière n’est très souvent en fait pas confortable mais elle est connue et tout vaut mieux que l’inconnu pour notre égo.

Or ce choix que nous pensons faire est en fait une fuite, une fuite de nous-même, une illusion que nous créons pour échapper à nous même. C’est ne pas vouloir amener la lumière dans ces pièces contenant nos blessures pour les voir enfin, les regarder en face, s’en occuper pour les transformer et reprendre petit à petit le pouvoir sur notre vie.

Nous y voilà au pouvoir.

A partir du moment où nous relions un choix que nous faisons à une cause ou une personne extérieure, nous déléguons par la même notre pouvoir, nous dédouanant ainsi également des conséquences qui en découleront. C’est un chemin bien plus facile et moins risqué pour nous certes, mais en même temps, il nous maintient dans le déni et l’ignorance de qui nous sommes vraiment au fond, au-delà de nos blessures.

Reprendre le pouvoir sur notre vie est déjà un choix en soi. C’est comprendre et accepter que nous sommes là pour progresser en conscience à travers nos expériences et se mettre en action. C’est prendre conscience de cette forteresse, accepter d’ouvrir petit à petit tous les volets pour mettre en lumière nos blessures avant de les transformer.

Ainsi, au fur et à mesures que nous avançons sur ce chemin, nous reprenons notre pouvoir, nos choix deviennent de vrais choix que nous posons en conscience, en acceptant totalement ce qui en découlera.

Ce chemin est beaucoup plus difficile que l’autre, je vous l’accorde, car il nous sort de notre zone de confort, nous emmène vers l’inconnu qui nous fait si peur. Mais en vrai, il n’y a pas de peur à avoir, cet inconnu c’est nous, c’est qui nous sommes vraiment, ça a toujours été là, caché par la forteresse de nos blessures. Je comprends tout à fait que ce qui nous fasse peur, est que ce chemin va nous amener à faire des choix qui peuvent nous déstabiliser un moment, déstabiliser voire déranger notre entourage, nous faire perdre des gens en cours de route et parfois même nous faire changer complétement de vie.

Emprunter ce chemin c’est se choisir, faire de soi sa priorité, ce n’est pas être égoïste ou se croire supérieur, loin de là, c’est juste suivre son propre chemin, et comprendre et accepter que notre entourage n’évolue ni forcément à la même vitesse, ni dans la même direction que nous et que c’est ainsi.

Regardez par exemple au fur et à mesure que nous avons grandi, bien souvent, nous n’avons pas gardé les mêmes copains d’école jusqu’à la fin de notre scolarité car nos centres d’intérêts, nos envies, nos objectifs… ont évolué et n’étaient plus les mêmes. Et bien il en est de même en étant adulte, regardons en arrière, nous avons tous des gens qui ont fait un jour partie de notre vie et qui en sont sortis plus ou moins discrètement pour les mêmes raisons et pourtant nous sommes toujours là, notre vie ne s’est pas arrêtée.

Le truc c’est que plus nous résisterons à ces changements, plus ce sera difficile et douloureux alors que plus nous nous autoriserons à être nous-même, plus notre monde s’alignera avec qui nous sommes facilement.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est à la portée de tous, à partir du moment où nous faisons le premier choix qui mènera aux autres, à savoir, nous choisir nous et ainsi reprendre notre pouvoir.

Le sauveur

Qu’est-ce qu’un sauveur ?

C’est une personne qui va en aider, intervenir dans la vie d’une ou plusieurs autres sans que ces dernières lui aient demandé quoi que ce soit et encore moins son aide.

Et là vous allez me dire, oui mais, c’est quelqu’un de désintéressé, d’altruiste, de courageux, de bon, de fort, de gentil…

Et c’est effectivement ce à quoi cela ressemble de prime abord, mais à s’y pencher de plus près, l’histoire est toute autre.

Je tiens d’abord à vous dire que la gravité ou la dangerosité de la situation dans laquelle le sauveur intervient ne changent rien à ce qui va suivre. Les mêmes mécanismes sont toujours à l’œuvre.

Il y a tout d’abord ce que l’on appelle une prise de pouvoir du sauveur sur la ou les personnes qu’il va sauver, parce que ces dernières n’ont pas expressément demandé son aide. Cela a un côté infantilisant, comme si la personne n’était pas capable de décider elle-même si elle avait besoin d’aide et/ou de savoir que faire pour se sortir de la situation.

Par exemple le fait de parler d’un problème à quelqu’un ne signifie pas forcément lui demander de faire quelque chose pour aider à résoudre ledit problème. Il peut en effet juste s’agir d’avoir besoin d’une oreille qui écoute, d’une personne qui comprend, qui compatit, mais pas forcément qui propose une solution à notre place.

Je ferai juste une petite parenthèse ici pour mettre un bémol à ce que je viens de dire. En effet, si la personne aidée a une tendance à jouer le rôle de victime (même inconsciemment), elle sera ravie de tomber sur un sauveur qui de plus la validera dans son rôle. Et cela peut durer indéfiniment. Je referme cette parenthèse.

Ensuite, derrière cette wonder woman ou ce superman se cache une personne qui a besoin, très souvent inconsciemment, de reconnaissance, d’amour, qui a parfois peur d’être abandonnée et du coup va tenter de créer chez la personne aidée une sorte de dépendance (ce qui marchera très bien avec la victime citée plus haut). Tous ces besoins trouvent leur origine dans des blessures qui remontent très souvent à l’enfance, généralement dans les relations familiales. Derrière ce besoin irrépressible d’aider les autres, se cache une peur irrépressible de s’aider et se sauver soi-même.

Ainsi, le sauveur qui a endossé ce rôle suite à certaines blessures, se comporte de cette manière pour éviter de les voir, de s’en occuper et de reprendre le pouvoir sur sa propre vie.

Que faire pour sortir de ce rôle ?

Il faut d’abord, comme pour tout, prendre conscience que nous sommes dans ce rôle, 9 fois sur 10 de manière récurrente. Cela veut dire prendre du recul sur le passé pour pouvoir l’analyser de manière objective et accepter que nous avons effectivement joué ce rôle dans telle et telle situation, avec telle et telle personne, voire même que nous en avons fait notre métier (cela peut-être le cas de certaines personnes travaillant dans le social ou l’humanitaire par exemple).

Une fois cette prise de conscience effectuée, Nous pouvons commencer à essayer de voir quand le mécanisme s’enclenche, c’est-à-dire quand nous sommes sur le point d’enfiler notre cape de super héros alors que nul n’a appelé au secours.

Il ne faut pas se leurrer, au début, nous verrons surtout le mécanisme alors que le super héros aura déjà effectué son sauvetage, mais c’est déjà un bon début de le voir après.

Petit à petit nous serons capables de nous en rendre compte de plus en plus tôt, en plein pendant l’action de sauvetage et finalement quand nous allons chercher la cape.

Il faut être lucide, rares, voire même très rares sont ceux qui se sortent de ce rôle, ou de n’importe quel autre d’ailleurs, sans régler ce qui les a amenés à le jouer. Ou alors ce sera au prix d’efforts intenses et sans fin tandis que les blessures impliquées se cristalliseront sous une autre forme et ce, jusqu’à ce qu’elles soient traitées.

Je dirai pour finir qu’il ne s’agit pas d’arrêter d’aider qui que ce soit, mais simplement de le faire lorsque notre aide est expressément demandée, ce qui du coup redonne son pouvoir à chacun et place l’action dans la justesse. Pour pouvoir aider les autres de manière adéquate, il faut d’abord se sauver soit même.

La prise de conscience

C’est une expression en vogue mais peu de gens se penchent sur ce qui se cache réellement derrière.

La prise de conscience c’est l’expansion de la conscience, c’est une modification de la perception de la réalité, le premier pas vers le changement.

C’est la capacité à prendre de la hauteur, du recul par rapport à un évènement, une situation, une (ré)action pour pouvoir l’analyser et comprendre ce qui s’est joué en arrière-plan quand on a retiré toutes les excuses externes (càd tout ce qui entre dans le « ce n’est pas de ma faute »).

Il ne s’agit pas là de se juger, de se blâmer, mais d’une observation bienveillante de nos mécanismes inconscients et répétitifs, dans un premier temps.

C’est se retourner vers soi, oser se regarder en face tels que nous sommes derrière nos masques, nos peurs, nos croyances, nos schémas répétitifs…

C’est comprendre quelque-chose de nouveau sur nous-même, sur les autres. C’est accepter que chacun agit en fonction de ses propres blessures et des épreuves qu’il a traversé et surtout, surtout, que le seul vrai pouvoir que nous ayons c’est de nous changer nous-même, pas les autres.

En d’autres termes, elle permet de sortir de l’ombre un fonctionnement automatisé. Elle met en lumière une blessure ou une émotion bloquée en nous, une partie de nous en souffrance qui ne demandait qu’à être vue, ressentie et comprise. Lorsque nous choisissons de regarder cette blessure pour ce qu’elle est, et non pour l’histoire que nous (notre mental) nous racontons, c’est là la prise de conscience et le début du processus de guérison.

Elle est à l’origine de l’acceptation profonde ce que nous avons vécu jusqu’alors, de nos émotions, de nous-même. Elle nous permet de cesser de rejeter cette partie de nous qui ne demandait qu’à être mise en lumière. Elle nous amène au pardon de nos (ré)actions qui précède notre construction en conscience.

Prenons un exemple pour illustrer ce propos. Vous avez vécu plusieurs échecs amoureux dus à une trahison et du coup l’histoire intérieure qui tourne en boucle dans votre mental c’est que vous ne tombez que sur des personnes infidèles, que vos relations se terminent mal et que vous n’avez jamais de chance en amour. De ce fait, inconsciemment vous attirez ce genre de personne et l’histoire se répète encore et encore. En arrivant à prendre du recul, à vous rendre compte de l’histoire qui tourne en boucle dans votre mental et à observer ce qui se passe en vous lorsque vous êtes attiré(e) par une nouvelle personne, vous ouvrez la porte qui va permettre à la lumière d’éclairer ce qu’il y a à guérir pour sortir de ce schéma répétitif.

Je dirai en conclusion que la première prise de conscience à avoir c’est que chacun de nous est le geôlier de sa prison et possède donc la clé pour en sortir. En prendre conscience c’est commencer à reprendre le pouvoir sur notre vie.

Et si parfois nous arriverons à l’ouvrir complètement, seuls, parfois, nous aurons besoin d’une aide extérieure et il n’y a nulle honte à avoir à la demander.

Le Pardon

Pardonner, n’est pas forcément la chose la plus aisée à faire et pourtant c’est une des choses les plus importantes à faire pour pouvoir avancer.

Il faut avant tout se rappeler, que pardonner ne retire en aucun cas la responsabilité du mal qui nous a été fait, qu’il soit physique, psychologique ou les 2, à la personne qui nous l’a fait. Elle est responsable et le restera.

Pardonner nous permet de sortir de cette boucle sans fin de sentiments tels que la colère, la culpabilité, la haine, la honte… qu’il est tout à fait normal d’éprouver au début mais qui nous emprisonnent et finissent par nous faire parfois plus de mal que l’acte initial.

Il faut savoir que nous avons tous en nous des blessures émotionnelles engrammées depuis l’enfance qui influent sur nos choix, nos non choix, nos décisions, nos actes que nous soyons dans l’histoire le « bourreau » et/ou la « victime ». Et suivant l’acte à pardonner, il peut être difficile voire même très difficile d’accepter cet état de fait.

Ces blessures inconscientes qui ont conduit la personne à faire ce qu’elle a fait ne lui enlèvent pas pour autant la responsabilité de ses actes.

Le fait est que nous avons toujours le choix de vouloir guérir ou non ces blessures émotionnelles, c’est d’ailleurs pour cela que toutes ces épreuves sont mises sur notre route, pour nous faire voir, comprendre qu’il y a quelque chose à guérir. J’entends bien que suivant l’épreuve, il puisse être très difficile de même ne serait ce que concevoir ce que je viens de vous dire. Seulement parfois, lorsque nous avons fui systématiquement ce qui a été mis sur notre chemin, les épreuves vont crescendo pour que nous fassions enfin le choix de prendre soin de nous.

Le pardon fait partie du processus de guérison.

Pardonner à l’autre, c’est enlever une grosse partie du poids de la charge émotionnelle liée à l’acte l’ayant déclenchée. Ce faisant, nous sortons de l’emprise de ces sentiments (colère, haine, culpabilité…) et cela nous permet d’appréhender la situation de manière moins destructrice et plus constructive. C’est un pas fait sur le chemin de la compréhension de la leçon cachée derrière l’épreuve.

Il faut aussi, et c’est souvent la partie la plus difficile, ne serait-ce que déjà parce que nous avons tendance à ne pas y penser, se pardonner à soi-même. Ce pardon doit intervenir que nous soyons victime ou bourreau/victime.

Je m’explique, victime c’est dans le cas où c’est une tierce personne qui nous a fait le mal. Dans ce cas, il faut se pardonner nos sentiments de faiblesse, de honte, de culpabilité… de n’avoir pas su, pu éviter ce que s’est passé. Ils nous emprisonnent tout autant que ceux envers l’autre et nous empêchent également d’avancer.

Dans le cas bourreau/victime, c’est nous même qui nous sommes fait du mal, au travers d’une erreur, d’une bêtise, d’un égarement, d’une décision… Les mêmes sentiments que ci-dessus se sont enclenchés, nous enfermant dans la même prison.

Se pardonner c’est être bienveillant envers soi-même, c’est reconnaître et accepter que nous ne sommes pas parfaits, que les épreuves font partie du chemin. Cela nous permet de changer d’angle de vue par rapport à ce qui s’est passé et se donner l’opportunité de comprendre la leçon derrière.

Pour rappel, les leçons c’est ce que nous sommes venus expérimenter dans cette vie, cela peut-être par exemple apprendre à s’aimer, à se donner de la joie, à connecter notre puissance… Bien évidemment, elles ne nous sont pas servies sur un plateau mais sous forme d’épreuves qui si on va au-delà de l’épreuve elle-même nous amène à la vraie leçon.

Par exemple, une personne enchaîne les relations amoureuses qui se finissent toujours par une rupture. La leçon derrière peut être qu’il faut d’abord qu’elle apprenne à s’aimer elle-même et qu’une fois qu’elle aura expérimenté cet amour d’elle-même, elle pourra trouver le/la partenaire qui lui correspond vraiment. Attention, je ne dis pas que c’est forcément la leçon derrière cette situation de départ.

Je conclurai en disant que le pardon est une clé essentielle dans notre progression et je vous invite à vous pencher un moment sur votre histoire et à vous servir de cette clé trop souvent négligée.

Pourquoi avons-nous peur de guérir vraiment ?

Je ne vais pas vous parler ici de guérir l’expression physique ou psychologique de nos maux pour laquelle nous consultons en général sans problème le corps médical qui va nous soigner à coup de traitements médicamenteux.

Je souhaite vous parler de guérir ce qui a déclenché ces maux, pas la cause extérieure (je suis tombé, trop de stress au boulot, j’ai eu un accident, …) mais la cause intérieure, celle sur laquelle il faut travailler pour guérir réellement, pour que le mal ne revienne pas sous cette forme ou sous une autre.

Or pour guérir cette cause intérieure, il faut d’abord accepter qu’elle existe, et ça c’est déjà un pas énorme.

L’étape suivante consiste à aller voir un praticien pour découvrir ce que c’est, pour reprendre mon article sur la problématique, la leçon à apprendre, l’émotion, la notion à intégrer.

Puis vient le travail à proprement parlé. Il s’agit bien là d’un travail car il ne faut pas juste faire quelques séances avec un praticien pour que tout soit résolu.

Cela demande un vrai investissement de la part du patient qui doit accepter de voir certaines choses le concernant et surtout mettre en place des actions pour que cela change.

Et c’est bien souvent là que le bât blesse. Accepter de voir ses parts d’ombre, ses blessures intérieures, souvent ancrées depuis l’enfance et qui ont façonné nos comportements actuels n’est pas toujours facile ni confortable et peut même être déstabilisant.

Notre égo a construit des armures, des barrières, des murs, des modes de fonctionnement pour nous en protéger et il n’est pas très enclin à vouloir tout faire tomber, changer pour aller vers l’inconnu. Il aime sa zone de confort même si elle est dysfonctionnante et guérir signifie en sortir, modifier sa perspective, fonctionner différemment.

Il ne faut pas se leurrer, cela ne se fait pas en un claquement de doigts, cela prend du temps, plus ou moins selon les personnes, en fonction de ce qu’elles sont prêtes à accepter et mettre en œuvre pour guérir et les obstacles, résistances que chaque structure de caractère peut déployer pour freiner le processus.

Cela fait souvent des années, voire des décennies que le problème est là et demande à être traité mais que nous regardons ailleurs. Il faut donc être patient et bienveillant avec soi-même pendant tout le travail d’apprentissage de la leçon, nous avons besoin de tout ce temps pour qu’il soit réussi et durable.

Je dirais pour conclure que même si l’apprentissage est plus ou moins difficile, cela en vaut tellement la peine que ce serait dommage de s’en priver.

Explications sur « la problématique »

Vous êtes en droit de vous demander ce qu’est la problématique et pourquoi en définir une en Ostéofluidique.

Friedrich Nietzsche a écrit : Une leçon te sera présentée sous diverses formes, jusqu’à ce que tu l’apprennes. Quand tu l’auras apprise, tu pourras passer à la leçon suivante.

La problématique ?  C’est la leçon à apprendre.

Dit de manière différente, la demande ou le problème pour lequel vous consultez aujourd’hui est l’expression actuelle de quelque chose de bien plus profond qui s’est déjà exprimé soit de la même manière, soit autrement dans cette vie.

Vous n’y voyez consciemment aucun rapport et pourtant il y en a un, la cause profonde, l’émotion mal ou non gérée à un moment donné qui s’est engrammée, cristallisée, créant ainsi un dysfonctionnement dans la circulation de votre énergie et pour laquelle votre corps vous demande à nouveau d’y faire face.

Le travail de votre praticien va être de trouver la phrase qui exprime la leçon à apprendre à partir de vos échanges, en prenant en compte ce que vous avez dit et comment vous l’avez dit.

Cette phrase sera le fil conducteur de toutes les séances nécessaires à l’apprentissage de cette leçon. Elle permet de mettre de la conscience sur ce qui vous arrive en dévoilant la leçon qui est cachée derrière.

Votre praticien vous accompagnera ensuite dans l’apprentissage de cette leçon et je dis bien accompagner et pas guérir ou soigner car pour que cet apprentissage soit réussi, le patient doit aussi faire sa part qui est de 51 % du travail. En effet, il ne suffit pas juste de prendre conscience de certaines choses, mais également de se mettre en action pour qu’elles évoluent.

Je dirais enfin qu’ une des choses les plus importantes à savoir est que ces leçons nous concernent toujours nous et nous seuls, même si au final, elles changeront nos relations aux autres et à la vie.

Par exemple si la leçon concerne l’amour, ce sera apprendre à s’aimer soi-même, ce qui vous permettra ensuite grâce au changement de regard que vous portez sur vous, d’obtenir une réaction différente des personnes avec qui vous interagissez.

Il arrivera aussi parfois que vous ayez appris cette leçon à un moment donné à un certain niveau de conscience et que depuis, vous ayez évolué et que la vie vous demande maintenant de la remettre sur le tapis pour la connecter à un niveau plus élevé.

C’est comme lorsque vous apprenez une langue étrangère par exemple, au début, vous pensez dans votre langue maternelle puis traduisez et lorsque vous la maîtrisez bien, vous pensez directement dans cette langue.

Pour revenir à mon exemple de l’amour, si vous ne l’avez jamais connecté pour vous-même, la première leçon va être d’arriver à le connecter et prendre conscience de ce que c’est et de ce que cela vous fait. Une fois celle -ci bien maîtrisée, il y aura une ou plusieurs étapes qui mèneront à la dernière leçon qui est l’amour inconditionnel envers vous-même.

Prêts à embarquer dans ce magnifique voyage vers vous ? Je vous attends