Corps et Âme

Notre corps, cette merveilleuse machine, que nous avons tendance à traiter comme un simple véhicule en ne nous occupant que du côté mécanique, en nous contentant de ne soigner que les manifestations physiques de nos maux.

Or notre corps est bien plus que cela, il est le réceptacle dans lequel s’incarne l’âme pour expérimenter dans la matière. Il est son messager, déclenchant des maux pour nous signaler qu’une blessure émotionnelle est à guérir, qu’une leçon est à apprendre.

L’âme, c’est justement elle qui fait que nous sommes plus qu’un amas de cellules, organisé certes, mais sans conscience de ce qui lui arrive (d’ailleurs si elle quitte le corps physique, nous mourons).

J’ai bien dit l’âme et pas notre âme car ce nous ne sommes qu’une des nombreuses incarnations de celle-ci dans la matière.

Certes, c’est la nôtre pendant cette incarnation, mais elle a été quelqu’un d’autre avant, et elle sera quelqu’un d’autre après.

Elle a des notions à comprendre, apprendre, intégrer, jusqu’à atteindre le niveau inconditionnel de celles-ci (amour, joie, liberté, paix, puissance, abondance, détachement…) et pour cela, l’Univers lui permet de s’incarner encore et encore, autant de fois que nécessaire.

Petite parenthèse, certaines âmes comme celles de Jésus ou Bouddha avaient atteint ce niveau inconditionnel des notions et ont donc cessé de s’incarner, pour les autres, vous, moi, elles ont encore du travail.

L’âme s’incarne à chaque fois, dans un milieu propice à l’apprentissage de la ou des notions qu’elle est censée traiter dans cette incarnation.

Le seul petit hic, c’est qu’elle oublie ce détail en s’incarnant, mais comme l’Univers est cool, elle aura les blessures émotionnelles, en grande majorité dans son enfance, adéquates à la notion concernée, charge à la personne de les décrypter.

Autre parenthèse, à celles-ci vont s’ajouter celles de vies antérieures non traitées, les transgénérationnelles en lien avec la notion, les croyances et peurs engrammées par l’âme elle-même et un petit bout d’inconscient collectif pour saupoudrer le tout.

Donc vous l’aurez compris, si nous ne faisons rien dans cette vie-là, que nous nous contentons du côté mécanique sans jamais chercher plus loin, nous engrammons quelques mémoires de plus et rajoutons des incarnations à notre âme.

Revenons à notre corps donc, ce messager de l’âme, qui nous transmet les messages sous forme de maux.

En général au début, les maux sont bénins (coupure, choc, fatigue, petite douleur, maladie bégnine, légers maux divers et variés…) et la plupart du temps à part traiter le symptôme apparent, nous ne cherchons pas plus loin.

Ben oui forcément, je me suis coupé le doigt parce que j’ai cassé un verre, j’ai une entorse parce que je me suis tordue la cheville en courant par exemple.

Sauf que tout ceci n’est pas la cause réelle du mal mais seulement l’évènement qui a mené au message/symptôme/signal.

Qu’à cela ne tienne, notre corps nous enverra un autre signal identique ou différent pour tenter de nous alerter.

Plus nous ferons l’autruche, plus les signaux seront importants et nettement moins bénins (maladies graves, handicaps, dépressions…).

Ces signaux non bénins sont souvent l’ultime arme de l’âme à travers notre corps pour nous forcer à nous poser et à nous interroger sur nous, sur notre vie.

C’est sûr que c’est nettement moins facile à faire quand les symptômes physiques sont plus importants, qu’il faut lutter contre une maladie grave par exemple, mais en même temps, on a ignoré tous ceux d’avant.

Il faut bien comprendre que chercher et traiter la cause émotionnelle, la blessure à guérir, la leçon à apprendre fait partie intégrante du processus de guérison complète de notre corps.

Alors oui, il se peut que nous arrivions à guérir de ces signaux non bénins ou du moins la plupart du temps, à réduire leur impact sur notre vie, sans vraiment chercher à savoir pourquoi cela nous est arrivé et surtout sans traiter ce pourquoi émotionnel.

Seulement voilà, en général le signal suivant sera encore un cran au-dessus et risque fort de ne pas très bien se terminer.

Il faut savoir et accepter aussi que ce n’est pas parce que nous avons cherché, traité et appris la leçon suite à un signal, que notre corps va arrêter de nous en envoyer, bien au contraire, quand nous entrons dans ce processus, notre corps suit et nous envoie un nouveau signal peu après pour que nous enclenchions le traitement de la leçon suivante, de la notion à un autre niveau de conscience.

En effet, comme je l’ai déjà dit dans un autre article, nous ne connectons pas les notions directement au niveau inconditionnel, il y a plusieurs marches avant à gravir, puis une fois sur la marche, intégrer et expérimenter et ainsi de suite.

Prenons un exemple, l’amour, si nous n’avons jamais connecté l’amour pour soi que nous n’avons donc aucune idée ou une idée erronée de ce qu’est être amour pour soi, comment pourrions nous accéder à l’amour inconditionnel pour soi, c’est comme si on nous demandait de parler couramment une langue dont nous ne connaissons et comprenons pas un mot sans l’apprendre.

L’âme s’incarne pour travailler, pour progresser, alors je vous invite, si vous ne le faites déjà, à considérer vos maux comme plus que physiques.

Et pour vous aider dans ce processus, parce que nous y arrivons rarement seuls, du fait justement de nos blessures et de notre égo qui ne veut pas sortir de sa zone de confort même inconfortable, choisissez la méthode, la pratique qui vous convient, qui vous appelle, qui vous inspire et mettez de la conscience sur vos maux, votre âme ne demande que ça.

Je finirai en vous disant que quand on y prête attention notre corps est notre plus grand allié parce qu’il nous met toujours sur la voie, il suffit de l’écouter.

Réussir sa vie

Pour beaucoup, réussir sa vie c’est, avoir une belle voiture, une belle maison, avoir beaucoup d’argent, ce qui permet d’avoir toujours plus…

Cette réussite là c’est ce que la société de consommation actuelle considère comme la réussite ultime.

Je ne dis pas qu’il ne faut rien avoir de tout cela, mais juste que cela ne définit pas une vie réussie, sauf si tout cela est acquis pour les bonnes raisons càd en dehors de nos blessures, ce qui n’est pas souvent le cas.

Je parle des raisons inconscientes bien sûr. Par exemple, si nous acquérons tout cela par peur de manquer, pour briller aux yeux des autres, nous avons certainement un problème avec notre propre valeur. Si nous acquérons tout cela pour nous mettre en joie (qui n’est que très provisoire en général, nous amenant à acquérir toujours plus), c’est très certainement que nous ne savons pas la trouver en nous, Si nous acquérons tout cela pour être aimé des autres, c’est certainement que nous ne savons pas être amour pour nous….

Si nous avons travaillé ces notions ou si elles font partie de celles que notre âme a déjà intégrées dans d’autres vies, alors tout ceci prend un autre sens et est souvent beaucoup moins ostensible.

Pour moi, je dirai que réussir sa vie c’est emprunter le chemin pour être qui nous sommes vraiment derrière tous les masques que nous nous sommes mis au fil des ans et des blessures.

C’est arriver à laisser, cet être merveilleux qui se cache en chacun de nous, émerger, prendre sa place, s’exprimer, s’épanouir, être, tout simplement.

Nous nous sommes incarnés pour cela, pour expérimenter des blessures et trouver la leçon à apprendre derrière.

Chacun aura des blessures en lien avec ce qu’il est venu travailler dans cette incarnation par rapport au chemin de vie de son âme. Cela peut-être en lien avec notre valeur, notre amour de soi, la joie, la liberté, la douceur…

Le vrai but de la vie c’est le travail sur soi, c’est apprendre et intégrer les leçons qui nous sont proposées. Tout le reste ne sont que des obstacles, des expériences, qui mèneront aux blessures ou qui découleront desdites blessures et des outils que l’Univers met sur notre route pour nous aider à y parvenir, ou parfois aussi pour nous tester et voir si nous avons bien intégré la leçon.

Revenons un instant sur les outils. Les outils, c’est tout ce à quoi l’Univers nous donne accès pour nous aider à guérir nos blessures, c’est tout ce qui nous aide à mettre de la conscience sur ce qui nous arrive. Cela peut être des lectures, des films, des rencontres, des thérapeutes… Les outils sont infinis et c’est bien souvent une combinaison de plusieurs qui nous aidera.

L’Univers est sympa, tout le monde a accès aux outils, seulement pour les voir, pour pouvoir s’en servir et surtout qu’ils soient efficaces, il nous demande quand même pour commencer de prendre conscience du problème à traiter et d’avoir la volonté de s’engager sur le chemin pour en sortir.

Sans cela nous passons à côté des outils, nous ne nous en servons pas à leur plein potentiel et ne faisons que rajouter une pierre à la forteresse qui contient nos blessures.

Je rajouterai qu’il est illusoire de penser que nous pouvons nous sortir de nos blessures tout seul, même avec la meilleure volonté du monde, nous sommes le plus mauvais thérapeute pour nous même (et c’est une thérapeute qui vous le dit) parce qu’il y aura forcément des choses que nous refuserons de voir, auxquelles nous refuserons de faire face, que nous laisserons gentiment de côté parce que c’est trop dur.

Du coup, même si temporairement le problème paraît résolu, du moins sa manifestation physique ou psychique, la blessure derrière ne le sera pas et l’Univers, très patient, nous en proposera un autre plus tard sous la même forme ou sous une autre mais peut-être de manière un peu plus violente suivant le nombre de fois que nous aurons fait l’autruche.

Pour finir, je dirai qu’il ne nous est pas demandé d’être parfait pour réussir sa vie, mais de nous mettre en mouvement pour apprendre et intégrer les leçons qui nous sont proposées et c’est déjà beaucoup.

La douceur

Quand nous regardons la définition de douceur, il est écrit : qualité de ce qui est doux. Nous voilà bien avancé…

Et quand nous cherchons doux, alors là, nous avons de quoi faire. Qualité de ce qui procure une sensation agréable au toucher, au goût, qui n’a rien de trop intense, de violent ou d’accentué, qui n’est ni brusque ni saccadé, qui procure un sentiment agréable de contentement, conciliant, gentil, léger.

Quel beau programme !

Seulement voilà, le monde dans lequel on vit est très loin de faire l’apologie de la douceur, encore moins celle envers nous-même.

La société nous pousse à la compétition, au toujours plus, plus vite, à rentrer dans un moule et c’est antinomique avec la douceur qui appelle à être gentil et patient avec nous-même, tels que nous sommes.

Ils tentent de nous faire croire que la douceur passe par la société de consommation, par l’extérieur et ils y arrivent plutôt pas mal.

Or une des choses fondamentales à comprendre et intégrer et que nous avons tout en nous, la douceur comprise, nul besoin d’aller la chercher à l’extérieur, il suffit de se connecter à notre source interne inépuisable.

Oui certes, il suffit de, mais ce, il suffit de, paraît parfois insurmontable, inaccessible, inexistant.

Pourquoi ? Une fois de plus, cela vient de nos blessures de l’enfance, notre éducation, notre famille… Le but n’est pas de blâmer qui que ce soit, les membres de notre famille, de notre entourage ont fait ce qu’ils pouvaient avec leurs propres blessures.

Et on ne peut nier qu’il n’est pas facile d’expérimenter la douceur quand nous ne l’avons jamais connue ou si celle-ci était conditionnée.

Quant à nous, avec notre bagage de nos vies antérieures et/ou transgénérationnel et/ou de notre âme, nous avons plus ou moins enfoui, voire complètement effacé cette notion de notre vie au fur et à mesure que nous grandissions.

Il se peut aussi que ce bagage fasse que la douceur n’a aucun secret pour nous, nous aurons alors d’autres notions à expérimenter dans cette vie et nous serons d’une grande aide pour ceux cités juste avant.

Pour les autres, ne nous leurrons pas, comme pour toutes les notions (amour, abondance, joie, liberté…), ce n’est pas en faisant du transat que nous arriverons à y accéder.

Cela demande des efforts, de sortir de notre zone de confort, de regarder nos blessures en face, de nous pardonner, de pardonner aux autres, de guérir nos blessures, de changer notre mode de fonctionnement avec nous-même et parfois même déjà de nous autoriser à le faire.

Et surtout, surtout, il faut être prêt, prêt à changer, à faire tout ça, et à le faire pour nous, pas pour les autres, même si au final, cela rejaillira sur eux aussi.

Paradoxalement, c’est en étant égoïste et en nous occupant de nous que nous aidons un peu les autres aussi. En effet, si nous arrivons à être douceur pour nous, nous la rayonnons et cela a un impact sur notre entourage.

Mais en vrai, c’est quoi la douceur envers nous-même ?

C’est être patient avec nous-même quand nous n’avançons pas aussi vite que nous le voudrions

C’est ne pas nous juger et nous auto-critiquer durement quand nous faisons une erreur, mais nous pardonner et avancer.

C’est regarder notre corps sans nous juger.

C’est ne pas dépasser nos limites sous quelque prétexte que ce soit.

C’est nous autoriser des moments juste pour nous, même sans rien faire.

C’est accepter que tout ne va pas comme nous le voudrions, dans l’ordre que nous le voudrions

Et tellement plus encore, mais je ne vais pas tout vous dire, à vous de le découvrir par vous-même…

Je terminerai en disant qu’accéder à la douceur nous rapproche un peu plus de l’amour inconditionnel de nous-même.

L’harmonie

Quand nous pensons harmonie, nous pensons souvent à l‘harmonie entre 2 personnes, dans un couple, une famille, au boulot mais très très rarement à l‘harmonie de soi à soi.

L’harmonie c’est quoi ?

D’après Larousse c’est entre autres, l’état des relations entre des personnes ou dans un groupe humain qui résulte de l‘accord des pensées, des sentiments, des volontés.

Donc oui, au premier abord, cela nous parle de l’harmonie avec autrui et c’est chouette aussi.

Si nous creusons un peu plus avant et que nous considérons que chaque être humain est la somme de toutes ses parts, alors nous comprenons que cette harmonie nous concerne aussi de nous à nous. D’ailleurs une des autres définitions est le rapport heureux entre les parties d’un tout.

C’est bien beau tout ça mais qu’entendons-nous par nos parts ?

On peut les considérer comme les personnages d’une pièce de théâtre, en l’occurrence notre vie, qui interagissent en nous continuellement et tout au long de celle-ci.

Il y a notre père et notre mère intérieurs, notre enfant, notre adulte, notre féminin, notre masculin, nos parts divines.

Prenons pour commencer 2 exemples simples pour illustrer ces parts et comment elles sont censées agir en nous.

D’abord notre enfant intérieur. C’est cette part qui est capable entre autres, de spontanéité et d’émerveillement. Il va s’activer par exemple si nous arrivons dans un endroit magnifique et que nous exprimons notre émerveillement devant cette beauté.

Ensuite notre père intérieur. C’est cette part qui est là, entre autres, pour mettre le cadre juste, pour guider, peu importe que nous soyons une femme ou un homme. Il va se mettre en action par exemple si notre ado veut sortir, en lui donnant la permission tout en mettant un cadre à cette permission (heure de retour, jusqu’où il peut aller par exemple).

Seulement voilà, nous les avons toutes créées, à partir de notre vécu, de nos blessures dans l‘enfance, des référents défaillants que nous avons eus.

Et du coup, et c’est là que nous en revenons à l’harmonie, ces personnages n’interagissent pas en nous en harmonie et ce faisant rendent nos relations à autrui plus compliquées, difficiles, douloureuses.

Certains sont absents de la pièce (à l’extérieur de nous), certains sont là mais cachés, certains jouent un trop grand rôle et volent la place aux autres, certains jouent mal leur rôle ou pas du tout.

Ce qu’il faut bien comprendre c’est que quoi que nous fassions c’est une de ces parts qui entre en action.

Vous allez me dire oui mais alors que faire ?

D’abord c’est prendre conscience et accepter que nous avons tous, toutes ces parts en nous.

Ensuite c’est essayer de comprendre l’état des lieux, qui fait quoi, quand, comment ?

Une fois que nous avons le tableau de la pièce actuelle, nous pouvons commencer à travailler sur chacun des personnages pour qu’ils retrouvent leur rôle juste et interviennent au bon moment et à bon escient.

Cela ne se fait pas en un jour, ni en un claquement de doigts, ils fonctionnent ainsi depuis des années voire des décennies, il va leur falloir du temps, de la patience, de la bienveillance et de l’aide pour apprendre, intégrer et jouer leur nouveau rôle. Soyez doux avec vous-même pendant le processus.

Ou sinon, si nous ne voulons ou n’arrivons pas à travailler directement sur ces personnages, il se trouve que l’Univers nous aide aussi en nous présentant des épreuves, problèmes, situations qui nous font travailler ces parts en arrière-plan si tant est que nous nous autorisions à voir au-delà du problème, de l’épreuve ou de la situation et que nous traitions la blessure qui se cache derrière.

Ce faisant, et quelle que soit la méthode, nous rétablissons l’harmonie en nous et par ricochet autour de nous en étant juste dans nos interactions avec autrui.

Pour finir, je dirai que ce qui peut être sympa déjà, c’est d’essayer de vous connecter à chacune de vos parts et voir ce que vous ressentez en vous y connectant, pour les plus audacieux, entamer un dialogue avec elle et ensuite dans votre vie de tous les jours essayer de prendre conscience de qui agit quand ou qui aurait dû agir à ce moment là et ne l’a pas fait ou mal. Rien que ça c’est déjà beau et ça fait bouger les rôles.

La Patience

L’accélération des progrès technologiques depuis environ un siècle a modifié notre perception du temps et nous a fait perdre la notion de patience. Et je dois dire que c’est encore pire pour les jeunes générations qui sont nées avec ces progrès.

La communication s’est accélérée, les distances se sont raccourcies, et pourtant, nous avons quelque peu perdu les vrais échanges (mais là n’est pas le sujet). Nous sommes entrés dans l’ère du tout tout de suite, la société de consommation.

Nous avons accès à tellement de choses en un clic que beaucoup en sont venus à attendre la même chose quand il s’agit de régler un problème/trouble les concernant. Ils voudraient que tout soit réglé en 1 séance.

En réalité, derrière cette envie frénétique que ce soit vite réglé, se cache, quelle que soit la raison invoquée, une fuite, un refus conscient ou non d’aller voir en eux ce qui fait mal.

Vous trouverez toujours quelqu’un qui réussira à faire disparaître la manifestation physique de votre problème en 1 ou 2 séances. Seulement voilà, cela ne fera disparaître que la manifestation physique du dit problème, pas ce qui est caché derrière.

Et comme l’Univers est patient, lui, il vous resservira ce problème sous cette forme ou une autre, à un moment ou à un autre.

Chacun d’entre nous s’incarne avec des leçons à apprendre, et pour nous aider (même si la plupart ne le voit pas comme cela), l’Univers met des épreuves sur notre chemin, parce que sans elles, nous continuerions sans doute à gentiment regarder ailleurs, notre égo n’aimant pas sortir de sa zone de confort.  Chaque épreuve est une blessure à guérir et ce faisant une leçon à apprendre.

Ces blessures que nous traînons depuis des années, voire des décennies parfois, ne vont pas disparaître en un jour. Notre égo a construit son mode de fonctionnement pour nous protéger de ces blessures et il ne compte pas lâcher l’affaire si facilement.

La guérison est un chemin qui passe par plusieurs étapes, la prise de conscience, l’acceptation, l’intégration, la mise en place de nouveaux modes de fonctionnement et surtout, la patience. Plus on essaie d’aller vite, plus on laisse de chances à notre égo blessé de remporter la victoire.

De même que notre croissance quand nous étions enfant a pris du temps, grandir en conscience grâce à la guérison de nos blessures demande du temps pour être durable et nous permettre de passer à l’étape suivante.

Être patient avec soi-même ne veut pas dire attendre que tout se fasse tout seul ou qu’on le fasse à notre place, et faire du transat, ça peut être sympa et tentant, mais nous n’avançons pas d’un iota en laissant notre pouvoir entre les mains d’autrui.

Être patient c’est reprendre notre pouvoir en étant l’acteur de notre vie et non pas le spectateur et en se laissant du temps pour que le processus se passe au mieux pour nous.

Regardez les acteurs, lorsqu’ils doivent jouer un nouveau rôle, l’apprentissage et surtout la maîtrise de ce nouveau personnage ne se fait pas en un jour. Eh bien, guérir une blessure c’est comme apprendre un nouveau rôle, mais là c’est une nouvelle manière de fonctionner à notre égo.

Il va lutter, plus ou moins suivant la blessure et nos structures de caractères, mais si on lui laisse du temps, tout en restant actif, il finira par accepter et intégrer ce nouveau mode de fonctionnement.

Il se peut aussi pour certains que la patience fasse partie des leçons à apprendre pendant cette vie.

Et comme pour toutes les autres leçons, il n’y a pas de fatalité, nous pouvons changer, apprendre toute notre vie, cela demande juste des efforts de notre part.

Croyez-moi, j’étais comme vous avant. J’ai moi aussi essayé les miracles en 1 séance et l’Univers comme avec vous, m’a resservi les plats, un peu plus piquants à chaque fois. Je changeais souvent de méthode et, au fur et à mesure, ceux que je choisissais commençaient à mettre de la conscience dans leurs miracles. Cela a duré jusqu’à ce que j’accepte vraiment que seule la conscience que l’on met dans les choses et surtout la patience mènent à une vraie guérison.

Et quel bonheur un jour, de se rendre compte que nous maîtrisons la leçon après tous ces petits pas effectués patiemment.

Trouver sa voie

Combien d’entre vous peuvent honnêtement dire qu’ils font vraiment ce qu’ils ont envie dans leur vie, je veux dire, pas quelque chose qu’ils ont débuté et/ou dans laquelle ils sont restés par habitude, par facilité, par confort matériel et/ou psychologique, par défaut, par peur du changement, pour de soi-disant raisons extérieures qui ne sont qu’une fuite, mais quelque chose qui donne vraiment du sens à leur vie, qui les épanouit, qui les rend vraiment heureux.

Combien d’entre vous se sont même déjà posé la question et/ou savent vraiment ce qui leur plairait de faire dans leur vie, ce qui les rendrait heureux de se lever tous les matins, ce qui leur apporterait bien plus qu’un montant sur un compte en banque et tout ce qu’il permet d’avoir, ou pas d’ailleurs suivant la hauteur des limites que vous vous êtes mises.

Un certain nombre d’entre vous se dit qu’il a trouvé sa voie en dédiant sa vie au service des autres (ONG, service médicaux, associations, militaires…). C’est bien, il en faut, là n’est pas la question, sauf que dans bien des cas c’est juste une fuite totale, une manière de ne surtout pas s’occuper de vous-mêmes. Et le hic, c’est que vos blessures étant en vous, vous partez avec où que vous ailliez et quoi que vous fassiez, et elles trouvent toujours le moyen de se rappeler à votre bon souvenir un jour ou l’autre d’une manière plus ou moins violente.

Ce n’est absolument pas facile, je suis entièrement d’accord avec vous.

Cela implique de tourner son regard vers soi, à l’intérieur, là où souvent cela fait mal de regarder parce que c’est là que se cachent nos blessures.

Cela implique de prendre conscience de toutes les barrières et les limites qui ne sont qu’illusion mais que notre égo a créées pour nous empêcher de souffrir à cause desdites blessures.

Cela implique d’accepter que l’on se soit oublié pendant un certain temps, plus ou moins long, en se cachant derrière toutes ces excuses, ces raisons, ces explications qui ne sont que de vaines tentatives de justification aux yeux du monde et aux siens aussi d’ailleurs.

Cela implique de reconnaître que l’on s’est trompé et ce parfois depuis des années.

Cela implique donc de travailler sur soi pour guérir ses blessures pour pouvoir faire un vrai choix.

Cela implique enfin de montrer au monde qui on est vraiment quand on a fait tomber ses masques.

Il se peut que, au final on découvre qu’on ne s’était pas trompé, qu’on avait trouvé sa voie mais qu’on n’en tirait juste pas le meilleur pour soi à cause de nos blessures (et qu’en les guérissant, cela change notre manière de percevoir et de gérer les choses et nos relations avec les autres).

Il se peut aussi que, au final, on découvre qu’on avait trouvé sa voie mais qu’on ait quelques ajustements à faire pour pouvoir en tirer le meilleur pour soi (comme par exemple trouver le même poste dans une autre entreprise qui nous corresponde plus).

Il se peut enfin que, au final, on se rende compte que ce n’était pas du tout ou que ce n’est plus du tout notre voie et qu’il faille faire un changement d’orientation à 180° pour être aligné avec celui ou celle que l’on est vraiment.

Je vais m’attarder un moment sur cette dernière possibilité, les 2 premières étant quelque part plus faciles à envisager et à mettre en œuvre.

Cette dernière possibilité arrive hélas bien souvent suite à un gros problème de santé, voire un burn out complet qui oblige à s’arrêter et s’occuper de soi. Je dis hélas, parce que, avant d’en arriver là notre corps nous a obligatoirement déjà envoyé plein de signaux moins violents que nous avons gentiment ignorés en les traitant à grand coup de médicaments ou éventuellement en ne grattant que la surface. Il en a donc, quelque part, été réduit à cette extrémité pour se faire entendre et comprendre.

Quand on démarre ce questionnement, il est plus que fréquent que l’on n’ait aucune idée de ce que l’on aimerait faire vraiment, tout au fond de nous, si tout était possible.

C’est en grande partie parce que l’on fonctionne en mode dysfonctionnant mais automatique et confort et que notre égo a tout fait pour que cela reste ainsi, c’est tellement plus facile.

Sachez dans l’absolu que tout est possible, les seules limites étant celles que nous nous mettons nous-mêmes, comme la plus facile et fourre-tout du, c’est trop tard… Il n’est jamais trop tard pour trouver sa voie. Regardez, certains passent bien leur BAC à plus de 80 ans.

L’autre plus gros frein en général est que cette dernière possibilité entraîne quasi systématiquement de grands changements dans notre vie. Et s’ils peuvent être un peu inconfortables au début (et ce n’est pas une obligation), ils deviennent ensuite assez vite une évidence.

Ce changement d’orientation radical donne souvent lieu aux critiques, aux objurgations et tentatives de démoralisation de notre entourage plus ou moins proche, mais ce ne sont là, la plupart du temps, que l’expression de leur jalousie, de leur manque de courage pour entamer un tel chemin.

Quoi qu’il en soit et quoi qu’on vous dise, si c’est vraiment votre voie, rien ni personne ne vous arrêtera, ne vous empêchera de l’emprunter et surtout de réussir. Et si toutefois vous rencontrez des obstacles sur votre chemin c’est qu’il reste des choses à travailler en rapport avec cette voie choisie. Surtout ne vous découragez pas, n’abandonnez pas, penchez vous juste sur ce que cela vient toucher afin de le traiter pour pouvoir mieux repartir.

Et si au bout d’un moment, vous sentez que vous êtes arrivé au bout de ce que cela peut vous apporter, que cela ne vous nourrit plus (et je ne parle pas de gagner de l’argent pour se nourrir, mais du sens que cela donne à votre vie), surtout n’hésitez pas, recommencez le questionnement, cela en vaut tellement la peine.

Je conclurai en disant que trouver votre voie vous mènera à la plus belle des rencontres, vous.

La Liberté

Vaste sujet s’il en est, que j’ai décidé d’aborder ici.

La liberté, notre liberté, est aussi inextricablement liée à la reprise de notre pouvoir sur notre vie que le sont nos choix (voir mon article le choix / le pouvoir).

Je tiens à préciser avant de commencer que le propos de cet article n’est pas de juger qui que ce soit mais d’essayer de vous apporter de la compréhension et de la prise de conscience. Nous avons tous nos blessures et il va peut-être réveiller une des vôtres. Vous comprendrez sans doute plus loin pourquoi.

Certains pensent que la liberté c’est de ne se soumettre à aucune autorité, loi, obligation… bref, à tout ce qui pourrait les contraindre.

Or ce choix est toujours, et sans aucun doute, fait à partir de leurs blessures. Ce n’est donc par la même pas un vrai choix, c’est une manière qu’a trouvé l’égo de se protéger, de se défendre pour ne plus souffrir. Ils ne sont pas libres, ils sont enfermés et dirigés par leur colère, leur rage, leur dégoût, leur peine, leur valeur… toutes ces blessures qui les rendent prisonniers d’eux-mêmes. Ils ne pourront être libres que lorsqu’ils auront décidé de voir, de faire face à ces blessures et de les guérir, de reprendre le pouvoir sur leur vie.

D’autres se cachent à la moindre occasion derrière l’adage, la liberté des uns s’arrête là où commence celle des autres et ils se considèrent quasiment toujours exclusivement comme les autres, privés de liberté par les uns.

Or d’une part, nous sommes tous, les uns ET les autres en même temps, comme les 2 faces d’une même pièce, nous.

D’autre part, en se considérant uniquement comme les autres, privés de leur liberté par les uns, ils leur donnent un pouvoir sur eux qui bien souvent n’est qu’une illusion créée encore une fois par leur égo pour les protéger, les dédouaner, les défendre, toujours par rapport à leurs blessures.

Je n’entends absolument pas par là que nous avons le droit de faire ce que nous voulons, comme nous le voulons et quand nous le voulons, pas du tout, en plus, ce n’est pas ça la vraie liberté. Mais que la plupart des relations conflictuelles à propos de la liberté parlent à travers les blessures des protagonistes, blessures qui sont les prisons de chacun. Donc chacun parle de la liberté depuis sa prison, accusant l’autre de l’y avoir mis alors que nous sommes le seul et unique responsable du fait d’y être, d’y rester ou d’en sortir. Nous seul avons la clé de notre prison et le choix de nous en servir ou non.  

Tout ceci s’applique également à ceux qui sont persuadés de n’avoir aucune liberté, je ne parle pas ici de ceux qui sont vraiment en prison, mais de ceux qui pensent y être.

Et au-delà de la question de liberté, quand on accepte enfin que, tout, absolument tout arrive pour une raison, on est prêt à regarder plus loin que juste la nuisance, la gêne, la privation… et chercher quelle blessure cela vient réveiller en nous et commencer à travailler pour la guérir.

Nous ne pouvons être vraiment libre que lorsque nous reprenons notre pouvoir et que nous travaillons nos blessures.

Parce que la vraie liberté c’est être vraiment soi-même, ce qui suppose donc de se servir de sa clé pour sortir de sa prison. C’est faire des choix pour soi en conscience et en justesse, car à partir du moment où ces 2 conditions sont réunies, tout se met en place naturellement et ces choix ne nuisent pas à autrui, sauf parfois en réveillant leurs blessures, mais nous ne pouvons être tenu responsable de cela. On en revient à tout arrive pour une raison…

J’apporterai pour finir quelques précisions sur les choix en conscience et en justesse.

Il y a d’un côté les lois des Hommes qui varient d’une nation à une autre, qui sont plus ou moins contraignantes mais surtout plus ou moins justes et en conscience ce qui fait que nos choix peuvent suivant notre localisation sur terre parfois nous mettre hors la loi, ce qui n’enlève rien à leur justesse et/ou leur conscience.

La justesse et la conscience de nos choix est uniquement « jugée » par rapport aux lois de l’Univers qui régissent tous les êtres humains où qu’ils soient localisés sur terre. Elles sont immuables et nul ne peut y échapper, pas même ceux qui se croient au-dessus des lois des Hommes. Elles sont le seul et unique cadre de notre vraie liberté et j’invite tous ceux qui le souhaitent à se renseigner sur ces lois universelles. Elles expliquent comment tout fonctionne, relationne.

En conclusion, je vous invite tous à emprunter ce chemin vers votre vraie liberté qui, s’il est plus ou moins ardu suivant la résistance que vous déploierez, est de loin le plus enrichissant car il vous mènera à nulle autre que vous guéri.

La Demande

J’ai souhaité faire un article sur la demande du patient parce que dans la pratique de l’Ostéofluidique, elle est le point de départ sans lequel rien n’est possible.

Tout ce qui suit dans cet article concerne l’Ostéofluidique, je ne me permettrai pas de parler pour les autres méthodes énergétiques que je ne connais pas.

Premier point et pas des moindres, la demande n’est pas, la problématique à traiter. C’est la partie émergée de l’iceberg. Elle est ce sur quoi votre praticien va s’appuyer pour déterminer la problématique qui sera, elle, le fil conducteur des soins (je vous invite à lire mon article sur le sujet pour plus de détails). Elle est donc d’une importance capitale.

Je tiens à préciser avant d’aller plus loin que l’idée à travers cet article n’est pas de juger ou de critiquer qui que ce soit, c’est juste d’amener de la compréhension et de la prise de conscience.

Donc, l’Ostéofluidique est une méthode énergétique qui accompagne le patient en conscience et en justesse.

Accompagner en conscience et en justesse signifie entre autres que le patient sait et exprime ce qu’il attend des soins et qu’il reprend le pouvoir sur sa vie. Le reste est certes, aussi important, mais n’est pas le sujet de cet article

Or un des grands défis que beaucoup de gens rencontrent est justement de reprendre le pouvoir sur leur vie et cela passe déjà, et entre autres, par savoir ce que l’on veut en allant voir un praticien.

Vous allez me dire, oui enfin, si on vient vous voir, c’est évident, non ?!

Et bien pas tant que ça et pas forcément pour tout le monde. Un certain nombre de patients viennent avec une liste de symptômes, de maux, leur histoire, des explications… tout sauf ce qu’ils attendent des soins, ou éventuellement nous disent, voyez ce que vous pouvez faire pour moi. Tout ceci est utile mais n’est pas une demande.

Une demande c’est quoi alors ? C’est exprimer clairement ce que l’on attend des soins. Cela peut être, ne plus avoir mal, arrêter la progression d’une maladie, retrouver sa joie de vivre, guérir… les possibilités sont infinies.

Seulement, un certain nombre de patients voudraient bien que leur praticien soit leur sauveur et fasse tout à leur place, y compris définir la finalité des soins.

Or, votre praticien est là pour vous accompagner, pour mettre en lumière les zones d’ombre cachées derrière vos maux afin de vous permettre de les dépasser, pas pour décider de ce que vous voulez à votre place et par là même vous sauver malgré vous. Le processus de soins ne serait dans ce cas-là ni en conscience, ni en justesse qui sont les bases de fonctionnement de l’Ostéofluidique.

Votre travail, car oui c’est un travail, en tant que patient est de vous investir dans ce processus et tout mettre en œuvre pour y arriver. Et il se trouve que ce travail commence par votre demande.

Plus votre demande sera clairement exprimée et donc consciente, plus vous aurez de chances de la satisfaire et de ne pas être déçu de là où elle vous mènera.

Il est cependant important de garder en tête, comme je l’ai dit, que la demande n’est que le début du travail. En effet, une demande, même très claire, sans investissement et coopération de votre part derrière, ne vous mènera pas au résultat escompté.

Comprenez bien que votre part dans le processus de soins est de 51%, dont une grande partie se passe en dehors des soins, en intégrant en conscience ce qui a été évoqué pendant les soins, en étant acteur de votre vie, ce qui induit fréquemment d’expérimenter de nouvelles choses, manières de faire…

Prenons un exemple pour illustrer mon propos. Vous allez chez un agent immobilier et vous lui dites juste que vous voulez visiter des maisons. Il ne saura pas ni quoi ni où vous faire visiter s’il ne sait pas si vous voulez l’acheter ou la louer et dans quelle ville, village, quartier… vous voulez être, et au final, vous serez très certainement déçu et repartirez bredouille.

Cela vous paraît évident dans ce cas, et bien avec les soins, c’est pareil, sauf que comme cela vous touche d’un peu plus près que l’achat ou la location d’une maison, cela peut être un peu plus compliqué à exprimer.

Je dirai pour conclure que formuler votre demande vous permet de savoir comment vous vous situez par rapport aux maux exprimés, de vous rendre compte de ce que vous êtes prêt à faire par rapport aux dits maux.

Sachez enfin que dans l’absolu, nous pouvons guérir de tout. Il faut pour cela, et avant tout le vouloir vraiment, se l’autoriser, être prêt à voir ce que notre conscience a caché pour ne pas souffrir, à faire les changements nécessaires à la guérison, à s’investir totalement dans le processus et parfois, ne pas attendre qu’il soit trop tard.

Je ne vous dis en aucun cas par là qu’il faut arrêter tout traitement allopathique, surtout pas. Je ne vous dis pas non plus que ce chemin est facile, mais qu’une vraie guérison passe aussi par la conscience que nous mettons dans notre vie.

Le choix / Le pouvoir

Ces 2 sujets sont inextricablement liés et vous allez comprendre pourquoi dans cet article.

La première prise de conscience à avoir est que nous avons toujours le choix, quelle que soit la situation et qu’au final quoi que nous en pensions, nous sommes seul responsable de ce qui nous arrive.

J’en vois déjà certains me rétorquer que ce n’est pas vrai, tout en repensant à des situations où ils n’ont pas eu le choix à cause de telle ou telle raison (emprunt, maison, boulot, famille…), où ce n’était pas de leur faute. Et pourtant…

Il faut savoir que notre égo, grâce à ces raisons externes, cherche à nous maintenir dans notre zone de confort parce qu’il n’aime pas en sortir et faire face à l’inconnu.

Or cette zone de confort est une forteresse que nous avons construite pour nous protéger de nos blessures d’enfance (nous en avons tous, même ceux qui pensent avoir eu les meilleurs parents du monde, c’est ainsi). Le problème c’est qu’elles sont toutes là avec nous dans cette forteresse, chacune dans une pièce à dormir tranquillement. Nous pensons que nous sommes bien dans notre forteresse parce que, depuis le temps, nous en connaissons chaque recoin. Son fonctionnement est tellement bien rôdé qu’il en est devenu automatique.

Dès qu’une menace apparaît, qu’un évènement, une situation, une personne (que la vie met sur notre chemin justement pour ça) est sur le point de réveiller une de ces blessures en ouvrant les volets de sa chambre, nous arrivons sans difficulté à les refermer, nous ne voudrions surtout pas qu’elle vienne nous déranger. Du coup, à chaque fois que nous avons à faire un choix, notre égo trouve automatiquement et sans effort apparent toutes les raisons imaginables pour opter pour le choix qui nous maintient dans cette zone de confort. Cette dernière n’est très souvent en fait pas confortable mais elle est connue et tout vaut mieux que l’inconnu pour notre égo.

Or ce choix que nous pensons faire est en fait une fuite, une fuite de nous-même, une illusion que nous créons pour échapper à nous même. C’est ne pas vouloir amener la lumière dans ces pièces contenant nos blessures pour les voir enfin, les regarder en face, s’en occuper pour les transformer et reprendre petit à petit le pouvoir sur notre vie.

Nous y voilà au pouvoir.

A partir du moment où nous relions un choix que nous faisons à une cause ou une personne extérieure, nous déléguons par la même notre pouvoir, nous dédouanant ainsi également des conséquences qui en découleront. C’est un chemin bien plus facile et moins risqué pour nous certes, mais en même temps, il nous maintient dans le déni et l’ignorance de qui nous sommes vraiment au fond, au-delà de nos blessures.

Reprendre le pouvoir sur notre vie est déjà un choix en soi. C’est comprendre et accepter que nous sommes là pour progresser en conscience à travers nos expériences et se mettre en action. C’est prendre conscience de cette forteresse, accepter d’ouvrir petit à petit tous les volets pour mettre en lumière nos blessures avant de les transformer.

Ainsi, au fur et à mesures que nous avançons sur ce chemin, nous reprenons notre pouvoir, nos choix deviennent de vrais choix que nous posons en conscience, en acceptant totalement ce qui en découlera.

Ce chemin est beaucoup plus difficile que l’autre, je vous l’accorde, car il nous sort de notre zone de confort, nous emmène vers l’inconnu qui nous fait si peur. Mais en vrai, il n’y a pas de peur à avoir, cet inconnu c’est nous, c’est qui nous sommes vraiment, ça a toujours été là, caché par la forteresse de nos blessures. Je comprends tout à fait que ce qui nous fasse peur, est que ce chemin va nous amener à faire des choix qui peuvent nous déstabiliser un moment, déstabiliser voire déranger notre entourage, nous faire perdre des gens en cours de route et parfois même nous faire changer complétement de vie.

Emprunter ce chemin c’est se choisir, faire de soi sa priorité, ce n’est pas être égoïste ou se croire supérieur, loin de là, c’est juste suivre son propre chemin, et comprendre et accepter que notre entourage n’évolue ni forcément à la même vitesse, ni dans la même direction que nous et que c’est ainsi.

Regardez par exemple au fur et à mesure que nous avons grandi, bien souvent, nous n’avons pas gardé les mêmes copains d’école jusqu’à la fin de notre scolarité car nos centres d’intérêts, nos envies, nos objectifs… ont évolué et n’étaient plus les mêmes. Et bien il en est de même en étant adulte, regardons en arrière, nous avons tous des gens qui ont fait un jour partie de notre vie et qui en sont sortis plus ou moins discrètement pour les mêmes raisons et pourtant nous sommes toujours là, notre vie ne s’est pas arrêtée.

Le truc c’est que plus nous résisterons à ces changements, plus ce sera difficile et douloureux alors que plus nous nous autoriserons à être nous-même, plus notre monde s’alignera avec qui nous sommes facilement.

Je sais, c’est plus facile à dire qu’à faire mais c’est à la portée de tous, à partir du moment où nous faisons le premier choix qui mènera aux autres, à savoir, nous choisir nous et ainsi reprendre notre pouvoir.

Le sauveur

Qu’est-ce qu’un sauveur ?

C’est une personne qui va en aider, intervenir dans la vie d’une ou plusieurs autres sans que ces dernières lui aient demandé quoi que ce soit et encore moins son aide.

Et là vous allez me dire, oui mais, c’est quelqu’un de désintéressé, d’altruiste, de courageux, de bon, de fort, de gentil…

Et c’est effectivement ce à quoi cela ressemble de prime abord, mais à s’y pencher de plus près, l’histoire est toute autre.

Je tiens d’abord à vous dire que la gravité ou la dangerosité de la situation dans laquelle le sauveur intervient ne changent rien à ce qui va suivre. Les mêmes mécanismes sont toujours à l’œuvre.

Il y a tout d’abord ce que l’on appelle une prise de pouvoir du sauveur sur la ou les personnes qu’il va sauver, parce que ces dernières n’ont pas expressément demandé son aide. Cela a un côté infantilisant, comme si la personne n’était pas capable de décider elle-même si elle avait besoin d’aide et/ou de savoir que faire pour se sortir de la situation.

Par exemple le fait de parler d’un problème à quelqu’un ne signifie pas forcément lui demander de faire quelque chose pour aider à résoudre ledit problème. Il peut en effet juste s’agir d’avoir besoin d’une oreille qui écoute, d’une personne qui comprend, qui compatit, mais pas forcément qui propose une solution à notre place.

Je ferai juste une petite parenthèse ici pour mettre un bémol à ce que je viens de dire. En effet, si la personne aidée a une tendance à jouer le rôle de victime (même inconsciemment), elle sera ravie de tomber sur un sauveur qui de plus la validera dans son rôle. Et cela peut durer indéfiniment. Je referme cette parenthèse.

Ensuite, derrière cette wonder woman ou ce superman se cache une personne qui a besoin, très souvent inconsciemment, de reconnaissance, d’amour, qui a parfois peur d’être abandonnée et du coup va tenter de créer chez la personne aidée une sorte de dépendance (ce qui marchera très bien avec la victime citée plus haut). Tous ces besoins trouvent leur origine dans des blessures qui remontent très souvent à l’enfance, généralement dans les relations familiales. Derrière ce besoin irrépressible d’aider les autres, se cache une peur irrépressible de s’aider et se sauver soi-même.

Ainsi, le sauveur qui a endossé ce rôle suite à certaines blessures, se comporte de cette manière pour éviter de les voir, de s’en occuper et de reprendre le pouvoir sur sa propre vie.

Que faire pour sortir de ce rôle ?

Il faut d’abord, comme pour tout, prendre conscience que nous sommes dans ce rôle, 9 fois sur 10 de manière récurrente. Cela veut dire prendre du recul sur le passé pour pouvoir l’analyser de manière objective et accepter que nous avons effectivement joué ce rôle dans telle et telle situation, avec telle et telle personne, voire même que nous en avons fait notre métier (cela peut-être le cas de certaines personnes travaillant dans le social ou l’humanitaire par exemple).

Une fois cette prise de conscience effectuée, Nous pouvons commencer à essayer de voir quand le mécanisme s’enclenche, c’est-à-dire quand nous sommes sur le point d’enfiler notre cape de super héros alors que nul n’a appelé au secours.

Il ne faut pas se leurrer, au début, nous verrons surtout le mécanisme alors que le super héros aura déjà effectué son sauvetage, mais c’est déjà un bon début de le voir après.

Petit à petit nous serons capables de nous en rendre compte de plus en plus tôt, en plein pendant l’action de sauvetage et finalement quand nous allons chercher la cape.

Il faut être lucide, rares, voire même très rares sont ceux qui se sortent de ce rôle, ou de n’importe quel autre d’ailleurs, sans régler ce qui les a amenés à le jouer. Ou alors ce sera au prix d’efforts intenses et sans fin tandis que les blessures impliquées se cristalliseront sous une autre forme et ce, jusqu’à ce qu’elles soient traitées.

Je dirai pour finir qu’il ne s’agit pas d’arrêter d’aider qui que ce soit, mais simplement de le faire lorsque notre aide est expressément demandée, ce qui du coup redonne son pouvoir à chacun et place l’action dans la justesse. Pour pouvoir aider les autres de manière adéquate, il faut d’abord se sauver soit même.